J’ai lu "Comme de se dire d’un amour qu’il sera le dernier"

de l’amour à la mort...


Couverture rose. Une photo sombre toute
de gris et de noir : deux êtres faits de vent sur le
point de s’embrasser. C’est l’amour qui se mêle à
la mort. C’est la vie qui se mêle au crime. C’est
l’ignorance qui compromet tout. C’est Laurence
et Jérémie qui s’aiment jusqu’à ne plus voir personne.
C’est Gloria et Frankie ensemble dans la
gloire. C’est Simone et Jean, à la vie à la mort.

Trois faits divers. Trois nouvelles. Une plume
sensible et clairvoyante. Un temps délicieusement
non linéaire. Un ton juste, ni trop intime, ni
trop étranger. Un voyage à travers les méfaits du
mensonge et du silence, souvent liés. Une vision
simple sans jugement ni mécanisation du monde.
Trois courtes histoires où l’amour se mêle à la mort
sans noirceur excessive. Des mots fluides qui vous
plongent dans un univers inhabituel trop souvent
fuit. Vous tourbillonnez à travers la perspective
judicieusement intérieure du crime. Vous voulez
savoir, comprendre. Vous lisez. Envie de tolérance
mais pas de tolérer. Besoin d’éclaircir, de ne pas
juger trop vite. Mettre en garde peut-être : contre
les torts que causent trop souvent l’incompréhension
et l’isolement. Tout cela donne corps à une
démarche surprenante et rafraichissante de la part
d’un auteur prometteur, encore à ses premières
publications. Une vision du monde jeune mais
pas naïve, sombre mais pas pessimiste, réaliste
mais constructive. Laissez-vous entrainer...

Amelia T. Joulain
Critique au projet "Prix Indications Jeune Critique