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30/11/2007

Face au SIDA, pas facile d’être jeune !

A situation extraordinaire, moyens extraordinaires…


S’il y a bien un fléau sur terre qui résiste à la volonté humaine de l’éradiquer, c’est le SIDA. C’est une maladie mortelle sexuellement transmissible (et très transmissible) qui malgré 20 années de recherches et quasiment autant de prévention continue à se propager et à tuer. Tous les efforts entrepris n’ont réussi qu’à la ralentir, et encore, pas partout et surtout pas dans les pays les plus pauvres. Ca ne rigole vraiment pas…

Puis le SIDA, c’est comme dans « la belle au bois dormant », il suffit d’une piqûre de fuseau pour que le sort de la méchante fée agisse. Sauf que là, ne comptez pas sur un éventuel Prince charmant pour vous réveiller 100 ans après. Face à une telle menace, on n’a pas le droit à l’erreur et il ne vaut mieux pas trop compter sur la chance. Pas moyen d’être léger et insouciant sur ce sujet, les seuls adjectifs adaptés sont conscient (du danger), responsable (par rapport à soi et aux autres), grave sans en avoir l’âge…

Devant une menace de ce genre, fini de jouer, on demande aux jeunes de se comporter en adultes et on les traite comme tels. C’est injuste, on brusque les choses, on culpabilise, on fait peur, on parle top de sexe et pas assez d’amour. C’est vrai, il faut le reconnaître, ça n’est agréable pour personne, mais il vaut mieux courir que marcher quand on a la grande faucheuse aux trousses, quitte à se tordre la cheville…

Les jeunes ont aussi leurs propres armes pour contrer le mal.


Grâce à leurs utopies, à leurs envies de bouger pour des choses qui a du sens, on voit fleurir des actions de prévention et d’information par et pour les jeunes. Ca va de la centrale d’achat étudiante qui achète les capotes en gros et les revend à pris coûtant (et une étudiante qui vous dit malicieusement de ne pas faire de bombes à eaux avec) à la distribution de « permis de séduire » (qui cette année-ci contiennent des préservatifs au goût neutre, heureusement m’a dit un pote, parce que l’année dernière, c’était à la banane et 300 permis, ça puait dans toute la voiture !).

Parler, interpeler, encourager la protection, mille et une façons de redevenir acteur, de se réapproprier une situation qui nous dépasse pour ne pas se laisser dépasser, d’aborder les choses sous un angle jeune malgré leur gravité… Ca vous inspire ?