3 novembre, 9h22

Voici la date à partir de laquelle les femmes, en France, travailleraient gratuitement jusqu’à la fin de l’année. Cette date symbolique correspond à un écart salarial entre les hommes et les femmes de 16,5 %. Mais qu’en est-il en Belgique ? En 2021, cet écart est de 9,2 %. Nous ferions donc partie des bons élèves de l’Union Européenne malgré une différence encore présente. Pourtant, à y regarder de plus près, sans correction de temps de travail – en prenant en compte le travail à temps partiel, et non sur base d’équivalents temps plein - ce nombre grimpe à 23,1 %. Il faut rappeler que le travail à temps partiel n’est pas qu’une question de préférence personnelle, il matérialise la difficulté des femmes à concilier vie familiale et vie professionnelle. Comme le démontre 46 % des travailleuses ayant de jeunes enfants qui adaptent leur organisation de travail, contre 22 % des travailleurs dans la même situation. Comme le CJC le rappelait dans son Phylactère de décembre 2020, mettre en lumière les combats à mener et comprendre les mécanismes de dominations à l’œuvre sont des étapes indispensables pour arriver à l’égalité ! Offrons à nos enfants et nos jeunes un avenir plus juste.