Solidarity is not a crime

Le procès des hébergeurs, aussi rebaptisé procès de la solidarité, s’est ouvert hier devant le tribunal de Bruxelles. Douze personnes, dont quatre volontaires de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, y sont jugées pour trafic d’êtres humains et participation à une organisation criminelle. Tout l’enjeu du procès sera de délimiter une frontière entre ce qui est considéré comme un trafic d’êtres humains et les élans de solidarité citoyens envers des personnes en situation irrégulière. Taxé de procès politique, il est également dénoncé, par la plateforme « Solidarity is not a crime », comme une tentative de criminalisation des initiatives citoyennes visant à aider les migrants. En tant que fédération d’Organisations de Jeunesse, pour laquelle la solidarité est une valeur essentielle, le CJC trouve plus que questionnant que des personnes puissent être renvoyées devant la justice pour de tels actes citoyens. Le jugement, attendu pour la mi-décembre, sera plus qu’un symbole et devra déterminer si l’humanité et la solidarité peuvent être pénalisées.